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Entre « Prends-toi aux Jeux ! – Les 24 étapes en 2024 », l’appel à projets envers les Ligues « Prends-toi aux Jeux ! », le passage de la Flamme… et les épreuves de tir sportif au Centre National de Tir Sportif de Déols-Châteauroux, 2024 est l’année de tous les Jeux dans tous les territoires de la région Centre-Val de Loire. Découvrez un petit aperçu de cette année exceptionnelle avec notre vidéo !

Des conférences en passant par les 24 étapes

Pour revivre tous les temps forts de cette année 2024, vous pouvez retrouver nos articles et vidéos sur notre page dédiée aux dispositifs de Paris 2024 sur https://sport-centrevaldeloire.fr/les-dispositifs-paris-2024/

Vous pouvez également retrouver nos vidéos, notamment celle de la première conférence du cycle de rencontres, animées par Sport et Citoyenneté, autour du lien entre sport et société sur notre chaîne Youtube sur https://www.youtube.com/channel/UClZvlqq_vJeggDpRG67MMrw

Samedi dernier, les athlètes et para-athlètes de la Team Conférence Régionale du Sport Centre-Val de Loire ont défilé dans le centre-ville de la capitale régionale. L’occasion pour ces sportifs d’échanger sur leur expérience des Jeux et déjà de se projeter dans les compétitions à venir, notamment les Jeux de Los Angeles !

De nombreux membres de la Team Conférence Régionale du Sport Centre-Val de Loire étaient présents, le 12 octobre,
à Orléans.

Pour Manon Brunet-Apithy, Boladé Apithy, Clément Berthier… la journée du 12 octobre, organisée par le Conseil Régional et la Ville d’Orléans, a ressemblé à un grand bain de foule suivi d’une rencontre avec le public au sein du Campo Santo, en présence notamment du Ministre des Sports et membre de la Conférence Régionale, Gil Avérous. Place aussi aux nombreux volontaires des Jeux, venus en tenues et en musique, pour célébrer encore un peu les Jeux. Entre les selfies et les autographes, l’heure était à la fête mais aussi à la rencontre entre sportifs.

La parade a été ponctuée de nombreuses pauses photos pour le grand plaisir du public.

Une première rencontre à Châteauroux-Déols

« Finalement, c’est à Châteauroux-Déols, au CNTS, lors de la présentation de la Team que nous avons découvert les autres athlètes et para-athlètes qui ont participé aux Jeux. On ne connaissait pas, à l’époque, les disciplines des uns et des autres », témoignaient Sarah Michel et Alice Métais, heureuses de discuter de leurs expériences respectives. D’autres comme Benjamin Pillerault évoquaient déjà le retour des compétitions avec une récente victoire française en volley-fauteuil mais aussi la préparation des Jeux de 2028. Mais tous se sont prêtés volontiers aux demandes du public : photos, autographes mais aussi toucher les fabuleuses médailles ! De quoi faire briller les yeux des petits et des grands jusqu’à la tombée de la nuit.

Une importante délégation de volontaires ont fait revivre l’ambiance des Jeux.

Dans notre région Centre-Val de Loire, ce second week-end d’octobre 2024 sera animé aux couleurs des Jeux ! Au programme le samedi 12 octobre, la grande fête autour des athlètes de la Team Conférence Régionale du Sport Centre-Val de Loire, au Campo Santo à Orléans. Pour le dimanche 13 octobre, retrouvez la grande braderie des Jeux dans le centre-ville de Châteauroux.

Ce samedi 12 octobre à Orléans, c’est la fête !

Le conseil régional et la mairie d’Orléans présentent l’événement « Célébrons nos athlètes olympiques et paralympiques ». À cette occasion, une après-midi animée ou les athlètes Olympiques et Paralympiques de la Team Conférence Régionale du Sport Centre-Val de Loire fêterons la réussite de ces Jeux de Paris 2024 avec le public.

Le Campo Santo ouvrira au public à partir de 16 heures où attendront nombre d’animations et d’activités sportives avant l’arrivée des athlètes.

À partir de 17h, les athlètes paraderont en bateau sur la Loire, avant de défiler dans les rues Orléans, jusqu’au Campo Santo, qu’ils rejoindront vers 18 heures.

Débutera alors la grande célébration des sportifs qui ont si bien représenté le Centre-Val de Loire aux Jeux olympiques cet été, entre animations, restauration sur place, et DJ sur scène. Une magnifique fête populaire qui s’annonce !

La grande braderie des Jeux à Châteauroux.

Vous êtes nostalgique des Jeux ? Vous aimez chiner ? Rendez-vous place de la République à Châteauroux, de 10 à 18 heures ce dimanche 13 octobre.

Parmi les objets que nous pourrons retrouver : des drapeaux des nations, des programmes des Jeux, des cordons accréditation, des serviettes de bain, des vestes de sécurité, des tenues de relayeur, des uniformes officiels ou de volontaires (bananes, bobs, chaussettes, chemises, coupe-vent, pantalons, polos…), infrastructures temporaires, mobilier, uniformes, équipements sportifs, nourritures et boissons, équipements technologiques…

En bref, il y en aura pour tous les goûts et pour tous les budgets puisque certains articles seront vendus à partir d’un euro.

La Parade des Champions à peine terminée, la rentrée sportive donne déjà le la. Entre les inscriptions dans les clubs, les événements sportifs et les animations qui reprennent, on ne s’ennuie pas en Centre-Val de Loire !

Après les Jeux, Laëtitia Guapo a retrouvé les parquets du Prado à Bourges. Photo d’archives.
 

Parmi les grands rendez-vous de la rentrée, il y a deux événements réunissant les pointures du tennis et paratennis internationales : le CO’ Met Orléans Open et l’Open de Paratennis du Loiret. C’est le CO’ Met Orléans qui ouvre le bal du 22 au 29 septembre dans l’Arena d’Orléans. On y retrouvera deux anciens vainqueurs comme Grégoire Barrère et Pierre-Hugues Herbert mais aussi Richard Gasquet, Lucas Pouille ainsi qu’Hamad Medjedovic ou encore Denis Shapovalov.

Place ensuite à l’Open de Paratennis du Loiret, du 5 au 9 novembre, au Complexe de la forêt à Saran qui accueille les meilleurs joueurs du monde en paratennis. On restera dans le Loiret, à Orléans, avec l’équipe de France masculine de handball qui lancera sa saison face à la Suède, le 6 novembre, à Co’Met, à 21h10.

Du côté de la Touraine, une affluence record est annoncée au Marathon de Tours ainsi qu’aux 10km et 20km. Dimanche 22 septembre, plus 15 000 coureurs sont attendus dans les rues de Tours. Parmi les nouveautés de cette édition, une épreuve à destination des athlètes en fauteuil de course, sans assistance, est organisée. On n’oubliera pas un autre temps fort de l’automne, en Eure-et-Loir : le cross national du 11 novembre, proposé par l’Athlé Chartres Lucé Mainvilliers, à Chartres.

Des événements dans toute la région

Dans le Cher, à Bourges, les filles du Tango Bourges Basket ont repris le chemin des terrains. Dans les effectifs, on retrouve ainsi Laëtitia Guapo qui a participé aux Jeux avec l’équipe de France 3 X 3. Prochain rendez-vous, ce samedi, pour le Trophée des Champions contre Villeneuve d’Ascq à Nanterre puis au Prado, le 29 septembre contre Chartres pour La Boulangère Wonderligue. Le coup d’envoi sera donné au Prado à 15h15 par Mohamed Moulay, membre de la Conférence Régionale du Sport Centre-Val de Loire et conseiller régional délégué auprès du président chargé des sports avec trois athlètes de la Team Conférence Régionale du Sport Centre-Val de Loire : la championne Sarah Michel-Boury, Timothé Vergiat, médaille d’argent aux Jeux en 3×3 et joueur de l’ADA Blois Basket ainsi que Marie N’Goussou, la plus jeune para-athlète de la délégation française qualifiée au 100 m (T47).

En basket toujours, les hommes de l’ADA Blois affronteront quant à eux Vichy ce vendredi. Parmi les membres de l’équipe blésoise, on retrouvera le médaillé olympique Timothé Vergiat !

Dans l’Indre, les footballeurs de la Berri se prépare à affronter Rouen ce vendredi en Normandie avant un déplacement à Concarneau, le 4 octobre.

Ces exemples ne sont qu’une infime partie des différentes rencontres sportives se déroulant dans les territoires.

La tête encore dans les Jeux

« Prends-toi aux Jeux ! – Les 24 étapes en 2024 » permet à tous de découvrir gratuitement plusieurs disciplines sportives. Photo d’archives.

 

L’esprit des Jeux est encore bien présent en Centre-Val de Loire avec l’organisation de la dernière étape de« Prends-toi aux Jeux ! – Les 24 étapes en 2024 » à l’aire de loisirs de l’étang du Bois de Clos, route départemental 149 à Fontenay-sur-Eure, de 10h à 18h. Au programme, un village sportif avec plein de disciplines à découvrir ! Pour rappel, cet événement est gratuit et ouvert à tous.

« Prends-toi aux Jeux ! », l’appel à projets envers les Ligues se poursuit quant à lui jusqu’à fin octobre (voir la cartographie dédiée sur https://www.google.com/maps/d/u/0/viewer?mid=1WPE-VJuPXKIZJysad56qvi6uVVEe7to&ll=47.63888991499571%2C1.6095191500000183&z=7).

Place aussi à la Grande braderie des Jeux à Châteauroux, ville qui a accueilli les épreuves de tir et de paratir sportif, le 13 octobre, aux abords de la place de la République ! Chacun pourra y trouver des serviettes de bain et autres éléments de décoration aux couleurs des Jeux. Il y en aura pour tous les goûts. En effet, les dons d’équipements sportifs au mouvement sportif français et les Grandes Braderies des Jeux s’inscrivent dans la stratégie globale d’économie circulaire de Paris 2024 pour organiser un événement plus responsable. Certains équipements sont également encore disponibles sur la plateforme Seconde vie Paris 2024 (https://secondevie.paris2024.org/) à destination des collectivités, des entreprises, des fédérations sportives et associations.

De la cérémonie d’ouverture aux dernières notes de la cérémonie de clôture, les Jeux rassemblant les Paralympiens du monde entier ont fait vibrer toute la France. Parmi les athlètes de la Team Conférence Régionale du Sport Centre-Val de Loire rassemblant les athlètes licenciés en région participant aux Jeux, ils sont sept à avoir fièrement représenté la France lors de ces premiers Jeux paralympiques dans la patrie de Pierre de Coubertin et d’Alice Milliat.

Les para-athlètes du Centre-Val de Loire ont brillé sur les podiums. Place à la médaille de bronze pour le duo Clément Berthier et Esteban Herrault en para-tennis de table mais aussi pour Manon Genest en saut en longueur T37 ainsi que pour Rémy Boullé sur KL1 200 m en para-canoë. Une deuxième médaille après celle décrochée à Tokyo pour l’ancien-parachutiste ainsi que pour le pongiste Clément Berthier. Performance, émotions et ambiance déchaînée lors des épreuves ont prouvé que ces Jeux dédiés aux Paralympiens n’avaient rien à envier à ceux de leurs camarades valides, quelques semaines auparavant !

Rémy Boullé, médaillé de bronze sur KL1 200 m en para-canoë ! photo : M.Hartmann

Au-delà des médailles, on retiendra également la performance de Marie Ngoussou-Gouyi, plus jeune athlète de la délégation française, qui s’élançait, du haut de ses quinze ans, dans les couloirs du 100 m et du 200 m T47. Une belle première participation – avec une sixième place en 100 m – qui augure le meilleur en 2028 pour celle qui est désormais surnommée la « pépite du sprint ».

Parmi les regrets, il y a, malgré le soutien du public, la défaite de Morgen Caillaud en para-tennis de table, éliminée en quart de finale en simple ainsi que celle de Benjamin Pillerault avec l’équipe de France de volley assis. Les volleyeurs ont malheureusement terminé en huitième place, après une défaite face à l’Ukraine.

Trois médailles en para-tir à Châteauroux

La moisson de médailles pour la délégation française aura été par contre meilleure en para-tir qu’en tir au Centre National de Tir Sportif de Châteauroux-Déols ! En effet, Tanguy de La Forest a ramené la médaille d’or en 10 m carabine position couchée en équipe mixte SH2 et l’argent en 10 m carabine debout en équipe mixte SH2. Le dernier jour des épreuves s’est également achevé avec une médaille de bronze en carabine 50 m position debout par équipe, décrochée par Jean-Louis Michaud. De quoi offrir, au total, les trois couleurs à la délégation française en région Centre-Val de Loire !

La France, huitième au classement des médailles

Avec ses 75 médailles, La France a tenu son pari en obtenant la huitième place parmi les nations. Les para-athlètes français ont ainsi gagné à domicile : 19 médailles d’or, 28 en argent et 28 en bronze ! La France réalise son meilleur bilan depuis les Jeux à Sydney où elle avait décroché au total, 86 médailles mais elle fait mieux qu’aux Jeux de Tokyo (54 médailles) et qu’à Athènes (74 médailles). Désormais, rendez-vous est donné à Los Angeles mais en attendant, la question de l’Héritage des Jeux est soulevée !  

Un public en folie pour encourager le duo Clément Berthier et Esteban Herrault en para-tennis de table.

À 15 ans, Marie Ngoussou Ngouyi, membre de la Team Conférence Régionale du Sport Centre-Val de Loire, est la plus jeune para-athlète de la délégation française. Cette sprinteuse loirétaine, licenciée à l’ECO-CJF Athlétisme s’apprête à vivre ses premiers Jeux. Pour cette sportive de haut niveau, même si la compétition sera au rendez-vous c’est aussi un vrai moment de plaisir qu’elle compte vivre pleinement. Rencontre.

Marie Ngoussou Ngouyi est licenciée à l'ECO-CJF
Marie Ngoussou Ngouyi est licenciée à l’ECO-CJF. Photo : DR.

Qu’est-ce qui vous a dirigé vers l’athlétisme ?

Marie Ngoussou : C’est très simple : j’ai toujours aimé courir ! J’aime courir mais pas longtemps. C’est pour cela que j’ai choisi le sprint ! Je pratique l’athlétisme depuis que je suis toute petite, depuis l’âge de quatre ou cinq ans, à l’ECO-CJF Athlétisme.

Quel est votre lien avec la région Centre-Val de Loire ?

M. N. : Je m’entraîne à Orléans. Je suis licenciée à l’ECO-CJF et cela ne changera pas car il y a mes entraîneurs Christophe Letellier et Nicola Queval. Je suis bien entourée et je m’y sens vraiment bien ! 

Qu’attendez-vous des Jeux ?

M. N. : Ce sont des Jeux en France, à la maison ! Ma famille et mes amis pourront être présents. Ce seront également mes premiers Jeux ! C’est une compétition exceptionnelle mais au-delà des médailles, je compte également prendre du plaisir à vivre pleinement ces Jeux. Je compte profiter de ces moments exceptionnels aussi avec mes coéquipiers.

Vous êtes la plus jeune sportive de la délégation. Comment le vivez-vous ?

M. N. : Cela ne me dérange pas du tout d’être la plus jeune. Les athlètes comme le staff me prennent sous leurs ailes !

Marie Ngoussou Ngouyi a décroché l'or sur 100 m et 200 m lors des championnats de France.
Marie Ngoussou Ngouyi a décroché l’or sur 100 m et 200 m lors des championnats de France. Photo : DR.

 La délégation ukrainienne prépare actuellement les épreuves de para-tir sportif au centre de tir sportif de Fleury-les-Aubrais, dans le Loiret. L’Ukraine, place forte du sport paralympique (troisième à Rio en 2016, sixième au tableau des médailles à Tokyo en 2021) nourrit de grandes ambitions lors de ces Jeux à Paris. Focus sur la préparation des para-athlètes pour les Jeux et sur les différentes catégories de handicap.  

Une délégation qui vise des médailles !  

Ils sont six athlètes paralympiques à s’entraîner depuis le 28 juillet de manière intensive au centre de tir de Fleury-les-Aubrais avec, en moyenne, cinq heures d’entraînement par jour. Sur les six, quatre sont déjà médaillés lors des Jeux précédents. Avec un palmarès aussi fourni, la délégation ukrainienne compte bien tirer son épingle du jeu lors de ces Jeux de 2024. Petit tour d’horizon de leur palmarès :  

La délégation ukrainienne en plein entraînement au centre de tir de Fleury-les-Aubrais

Et enfin Andrii Doroshenko qui a été médaillé d’argent lors des Jeux de Tokyo en 2020 en 10 m hommes air comprimé assis SH1.

Les différents types de handicap et leur signification

Sur les épreuves de tir comme dans les autres disciplines, les athlètes sont classés selon des catégories de handicap. Les athlètes, qui participent aux Jeux Paralympiques, appartiennent aux trois grandes catégories suivantes : 

Les athlètes concourent donc dans différentes catégories qui sont exprimées de la façon suivante : une lettre, et des chiffres. La lettre représente le nom du sport, généralement en anglais (S pour swimming pour la natation, T pour track pour l’athlétisme, C pour le cyclisme…). Ensuite, plus le chiffre est petit, plus le handicap est lourd, et plus il est grand, plus le handicap est léger. Une personne qui nagera en catégorie S1 sera donc beaucoup plus handicapée qu’un nageur de S10.

Les athlètes sont répartis en six catégories (1 – 6) : de la déficience visuelle (1) à l’absence d’un membre (6) en passant par la déficience intellectuelle (2). À ce premier chiffre y est accolé un deuxième, lié au degré du handicap, le 1 étant le plus fort. Le 11 catégorise donc ici un athlète déficient visuel lourdement handicapé. 

Derniers réglages avant les Jeux Para au centre de tir de Fleury-les-Aubrais.

Pour le Para-tir sportif, les athlètes sont répartis en 2 catégories (« SH » correspondant à « shooting » qui signifie « tir ») : 

SH1 : les sportifs de cette catégorie peuvent mobiliser leur arme sans difficulté et tirer en position debout ou assise (en fauteuil roulant ou sur une chaise). En SH1, il est possible de tirer au pistolet ou à la carabine.  

SH2 : les tireurs de cette catégorie rencontrent des difficultés réelles pour supporter le poids de leur carabine. Ils peuvent utiliser un support pour les aider, mais ils conservent toute l’action de guidage et de contrôle de la carabine lors de la séquence de tir. Certains sportifs peuvent avoir un assistant pour charger leur arme.

Pour retrouver notre interview : Iryna shchetnik, une ambassadrice en or, cliquez ici.

Iryna Shchetnik, dotée d’un excellent Français, joue à merveille son rôle d’ambassadrice de la délégation ukrainienne. La double médaillée de bronze aux Jeux en 2020 revient pour nous sur la préparation de l’équipe d’Ukraine au centre de tir de Fleury-les-Aubrais et sur ses attentes lors de ces Jeux.

Iryna Shchetnik au centre de tir de Fleury-les-Aubrais.

Quelles sont les ambitions de la délégation de para-tir sportif d’Ukraine ?

I.S :  Notre équipe est composée de plusieurs athlètes déjà médaillés et de champions du monde, c’est pour cela que nous visons tous la médaille d’or !

Vous parlez très bien français. Est-ce que pour vous ces Jeux à Paris ont une signification particulière ?

I.S : Oui, bien sûr ! C’est évidemment une pression supplémentaire pour moi. Pas seulement sportivement mais surtout par le fait de pratiquer une langue étrangère. Mais je suis tellement ravie d’être ici que cela me donne une motivation supplémentaire pour décrocher le meilleur résultat !

C’est votre premier voyage en France ?

I.S : Oui, c’est ma première fois en France ! Je parle bien français car j’ai étudié cette langue à l’université à Odessa et c’est une belle expérience !

Pourquoi avez-vous choisi Fleury-les-Aubrais pour votre préparation ?

I.S : Fleury-les-Aubrais est vraiment proche de Châteauroux, là où auront lieu les Jeux paralympiques. C’était très pratique pour nous !

Est-ce que pour vous, représenter l’Ukraine, est une motivation supplémentaire ?

I.S : Pour chaque équipe c’est l’événement le plus important et le plus motivant. Chaque équipe s’entraîne très dur et le niveau est très relevé. Mais pour nous en Ukraine, c’est sûr que nous avons besoin de victoire ! 

De la première à la dernière journée de ces Jeux 2024, les athlètes français nous ont fait rêver, vibrer et ont réussi à rassembler toute une nation. La Team Conférence Régionale du Sport Centre-Val de Loire représente l’ensemble des athlètes français licenciés en région Centre-Val de Loire. Ils sont 11 dans notre région (5 hommes et 6 femmes) à avoir fièrement représenté les couleurs de la France lors de ces Jeux.

Bolade Apithy (sabre), Manon Apithy-Brunet (sabre), Cécilia Berder (sabre), Aïnhoa Dot Espinosa (gymnastique rythmique), Laëtitia Guapo (basket-ball 3×3), Karim Laghouag (équitation), Rose Loga (lancer du marteau), Sarah Michel (basket-ball), Jean-Philippe Patrice (sabre), Sébastien Patrice (sabre) et Timothé Vergiat (basket-ball 3×3) ont amplement contribué à la 5ème place de la délégation française au tableau des médailles. Car si la France a largement battu son record avec 64 breloques, notre région n’y est pas pour rien. Sur nos 11 athlètes, 7 sont médaillés, et il y’en a de toutes les couleurs ! Passons au crible les performances de nos athlètes durant cette grosse quinzaine olympiques !

Le stade de France, théâtre des épreuves d’athlétisme lors de ces Jeux Olympiques. 

L’ or comme consécration !

Manon Apithy-Brunet, spécialiste du sabre licenciée au cercle d’escrime orléanais, avait un palmarès déjà bien fourni. Médaillée de bronze aux Jeux à Tokyo en 2021 et plus récemment championne d’Europe 2023 par équipes et en individuel, elle ne visait qu’une chose à Paris, l’or !

Après avoir éliminé la tombeuse de Cecilia Berder, la grecque Theodora Gkountoura en quarts de finale (15-13) et la Sud-Coréenne Sebin Choi en demi-finale (15-12), Manon Apithy Brunet a livré, dans une finale 100% française face à sa compatriote Sara Balzer, une prestation de haute volée pour décrocher le graal.

Manon Apithy-Brunet, une athlète en or !    

Manon Apithy-Brunet succède donc 28 ans après à Laura Flessel, dernière escrimeuse française à avoir été sacrée en individuel aux Jeux et ne compte pas s’arrêter là puisqu’elle a déjà exprimé son envie de « regoutter à l’or » des Olympiens.

Des Jeux entre réussite…

Les sabreurs hommes, Apithy Boladé (Cercle d’escrime Orléanais) et Sébastien Patrice (Cercle d’escrime Orléanais) espéraient mieux lors de la compétition de sabre individuel où ils ont tous les deux été éliminés en huitièmes de finale. Après s’être remobilisée pour le concours de sabre par équipes avec Jean-Philippe Patrice (Cercle d’escrime Orléannais) et Maxime Pianfetti, cette équipe de France décroche une magnifique médaille de bronze après avoir battue l’Iran (45-25) lors du match pour la troisième place.

Boladé Apithy et Manon Apithy-Brunet mariés depuis 2021 auront réussi leur défi de ramener chacun une médaille à la maison.        

Chez les basketteurs, Timothé Vergiat et l’équipe de France de basket-ball 3×3 ont créé la sensation en allant décrocher une inattendue médaille d’argent. Après avoir éliminé les champions du monde serbes en quart de finale (22-19) et les champions olympiques lettons en demi-finale (21-14), les Français ont malheureusement craqué à la dernière seconde des prolongations face aux Pays-Bas (17-18).

Chez les femmes, en basket-ball 5×5 Sarah Michel et ses compères ont connu un parcours similaire. Après avoir éliminé en quarts de finale les Allemandes (84-71) et la Belgique en demi-finale (81-75), les coéquipières de Sarah Michel retrouvaient les États-Unis en finale. Après une finale où les Françaises ont fait armes égales avec les Américaines, c’est sur la dernière action du match que le match a basculé. Pas d’or donc, mais un parcours exceptionnel de l’équipe de France de basket-ball femmes qui est donc ponctué par une belle médaille d’argent.

Grande satisfaction aussi  en équitation où Karim Laghouag a remporté la médaille d’argent du concours complet d’équitation, à Versailles. En compagnie de Nicolas Touzaint et Stéphane Landois, le cavalier de Nogent-le-Rotrou a été impressionné par l’ambiance et le cadre du parc du Château de Versailles qui n’est selon lui « pas racontable ». Avec un total de 103,60 points de pénalité à l’issue des trois épreuves (dressage, cross et saut d’obstacles), soit 12,30 points de plus que les Britanniques.

En gymnastique rythmique, pas de médaille, mais une très belle 6e place pour Aïnhoa Dot-Espinosa et l’équipe de France. La dernière finale olympique de l’ensemble français était en 1996. Un résultat encourageant pour les futures échéances et dont l’équipe ne retient « que le positif ».

Kaylia Nemour, Franco-Algérienne également licenciée et formée au club d’Avoine-Beaumont (Indre-et-Loire) aurait également pu (dû) être dans cette liste. Mais suite à d’ indénombrables conflits avec la fédération française de gymnastique qui l’ont exclu du collectif France, elle a choisi de représenter l’Algérie. Cela n’enlève en rien à la performance époustouflante qu’elle a livrée aux barres asymétriques ( 15,700) se parant d’or devant Qiu Qiyuan de République populaire de Chine (15,500) et la double championne olympique américaine Sunisa Lee (14,800).

…Et désillusion

Malheureusement, chez les sabreuses, le trio français qui faisait figure de favori n’a pas connu la réussite espérée. Cécilia Berder (éliminée en huitième de finale du sabre en individuel) comptait sur son association avec Manon-Apithy Brunet et Sara Balzer, toutes deux finalistes de l’épreuve individuelle pour décrocher une médaille. Après la défaite face à la Corée du Sud en demi-finale (36-45) elles n’ont pas réussi à se remobiliser lors du match pour le bronze face au Japon (40-45) et finissent donc au pied du podium.

En basket-ball 3×3, les Françaises emmenées par Laëtitia Guapo qui voulait « prendre une sacrée revanche sur les Jeux de Tokyo » où cette équipe avait terminée au pied du podium n’aura pas réussi cet immense défi. Eliminée dès les phases de poule, cette valeureuse équipe de France aura tout essayé, en vain.

Laëtitia Guapo, ballon en main, se préparait depuis de nombreux mois.

En lancer de marteau, Rose Loga fraîchement médaillée de bronze aux championnats d’Europe après un jet à 72,68m n’a pas réussi à poursuivre sur cette dynamique. Avec un meilleur jet à 68,94m lors des qualifications, Rose Loga est éliminée aux portes de la finale.

Au total, 7 de nos 11 athlètes régionaux clôturent ces Jeux Olympiques de Paris 2024 avec une médaille. Manon Apithy-Brunet en or, Karim Laghouag, Sarah Michel et Timothé Vergiat en argent et Boladé Apithy, Jean-Philippe Patrice et Sébastien Patrice en bronze.

Parmi les disciplines présentes aux Jeux, quelles sont les plus représentées parmi les athlètes de la région sélectionnés pour les Jeux, ambassadeurs pour la Conférence Régionale du Sport Centre-Val de Loire ? Tour d’horizon.

Cinq escrimeurs sont sélectionnés pour les Jeux. Photo d’illustration Pexels -Pixabay.

Parmi nos douze athlètes et sept para athlètes licenciés en Centre-Val de Loire participant aux Jeux, les trois disciplines les plus représentées sont… En numéro un : le sabre ! En effet, cinq athlètes du Cercle d’Escrime Orléanais ont été sélectionnés pour le Grand Palais : Manon Brunet-Apithy, Cécilia Berder, Boladé Apithy mais aussi Sébastien Patrice et Jean-Philippe Patrice comme remplaçant.

La deuxième marche du podium revient au tennis de table avec quatre athlètes et para athlètes sélectionnés pour les Jeux : Audrey Zarif comme remplaçante dans l’épreuve par équipes femmes mais aussi les para pongistes, Clément Berthier, Morgen Caillaud et Esteban Herrault. Point commun de ces quatre sportifs : ils font partie du TT Joué-Lès-Tours !

Enfin, la dernière marche du podium est occupée par les basketteurs et basketteuses. En effet, parmi les sélectionnés pour porter les couleurs de la France, on trouve Sarah Michel Boury du Tango Bourges en 5 x5 mais aussi en basket 3 x 3 Laëtitia Guapo également licenciée du club de Bourges et Timothé Vergiat de l’ADA Blois en basket 3 X 3.

Esteban Herrault fait partie des para athlètes sélectionnés par les Jeux. Photo : CPSF.

Quelle pratique sportive en Centre-Val de Loire ?

Les sélectionnés aux Jeux issus de la région ne reflètent pas les sports les plus pratiqués en Centre-Val de Loire. En effet, selon l’analyse Insee concernant les licences sportives en 2022 dans la région, le football arrive en tête (83 150 licences). Le tennis (37 390 licences) et l’équitation (31 320 licences) suivent ensuite. Le basket n’arrive qu’en quatrième position (21 870 licences) et le tennis de table est bien loin derrière avec 9670 licenciés. Désormais, reste à savoir si les Jeux auront un effet sur le nombre de licences pour la prochaine saison et si celui-ci viendra chambouler le classement des sports les plus pratiqués.

Retrouvez l’étude sur les licences unisport délivrées en 2022 sur https://www.insee.fr/fr/statistiques/8070731

Le football est le sport qui totalise le plus de licences en région Centre-Val de Loire. Photo Phillip Kofler -Pixabay.